Mon univers

Claire Falconnet, Céramiste dompteuse de la terre du volcan

Née dans la montagne Bourbonnaise d’une maman espagnole et d’un papa français, Claire se spécialise dès l’obtention de son diplôme dans la conception de grosses pièces et l’art de fabriquer ses propres glaçures. C’est en 2004 qu’elle arrive à l’île de la Réunion, puis elle monte son atelier « l’Antre ô pots » à l’Entre-Deux, petit village de l’île.

Tourner :

« l’acte de percevoir et de communiquer son propre centre à la forme tournée, toucher la terre me relie au réel ».

La métamorphose de la terre : l’eau, l’air et le feu sont les éléments primaires sur lesquels elle fonde ses recherches : tourner est pour elle « l’acte de percevoir et de communiquer son propre centre à la forme tournée, toucher la terre me relie au réel ».

L’objet

« j’accompagne, je mets la personne en situation de découvrir ce qui peut se passer dans la rencontre avec l’argile ».

L’objet : l’objet qu’elle propose résulte d’un investissement subjectif et porte une histoire dont il est l’expression.

La transmission : est fondée sur la conviction du pouvoir profondément transformateur du travail de l’argile et sur la nécessité de partager l’expérience issue de son vécu de céramiste.

La matière

« Pour mes émaux, j’ai effectué une recherche sur ce que m’offre mon environnement, et je l’intègre à mon travail »

La matière : Ses matières premières sont la cendre de goyavier, le rouge de cuivre sur basalte, chaux de Saint Leu, et terre de l’entre deux.

Le céladon (la couleur jade), est un émail résultant de ses recherches autour de la cendre de goyavier. La profondeur de cet émail évoque les vastes étendues de forêt primaire de son île.

Le bleu turquoise et le bleu outremer ont étés fabriqués avec le corail transformé, trouvé dans les vestiges des fours à chaux de saint Leu. Ces couleurs intenses sont à l’image du lagon et du grand large réunionnais.

Le noir tenmoku est le résultat de la fusion du basalte issu du volcan qui enchante les paysages de l’île.

La terre peï utilisée en surface de la pièce évoque l’érosion des falaises abruptes du paysage local.

Le rouge de cuivre révèle la force des cuissons au gaz en réduction, elle symbolise la puissance de la lave en éruption.